Le petit Debeur des vins, bières, cidres et spiritueux, sélection 2009
Éditions Debeurs ltée
2008
256 pages

Vendanges de glace
Par Thierry Debeur
Pages 13-14

Par une belle journée ensoleillée de décembre, nous avons fait les vendanges de glace au Vignoble de l’Orpailleur, à Dunham. Les grappes de raisin, de cépage vidal, avaient déjà été coupées à maturité, puis déposées dans des filets suspendus sur les rangs de vigne, à l’endroit même où elles avaient poussé. Elles avaient subi le froid, le soleil et le vent avant de dessécher sur place. Habituellement en décembre ou au début janvier, lorsque la température atteint – 8°C, les vendanges débutent dans la neige et le jus est extrait des raisins gelés, à l’aide de presses douces à membranes. Le nectar, à la fois acide et très sucré, voire liquoreux, est alors mis à fermenter pour en faire le fameux vin de glace aux arômes d’abricot, de fruits confits et de miel.

Un produit authentique du terroir québécois. Nous avons eu les doigts et le pieds gelés, mais ce fut une expérience inoubliable.

En 1982, Charles-Henri de Coussergues, Hervé Durand, Frank Furtado et Pierre Rodrigue s’associaient pour réaliser un rêve fou : créer un vignoble et l’exploiter sur une base commerciale. Au fil des années, avec beaucoup de persévérance et de travail, ils ont réussi. Tous les prix qu’ils ont gagnés en témoignent. Les vins des Vendanges de glace sont en vente à la SAQ ou à la propriété à Dunham.

Ce vignoble québécois a produit au-delà de 2 millions de bouteilles, vendues au Québec, et a reçu plus d’un million de visiteurs. En outre, il a remporté 250 médailles dans des concours souvent d’envergure internationale, et il a cassé environ 1000 bouteilles au cours des manipulations.

Nous recommandons L’Orpailleur, vin de glace 2006, Vignoble de l’Orpailleur, +10220269 – 32.50/200ml
Ce vin de glace offre des arômes intenses et complexes de fruits exotiques, de fruits confits et de miel, avec des notes florales de jeunet et de chèvrefeuille. Très, très long et équilibré en bouche avec un volume de fruits imposant. Un grand vin de glace à servir frais (8°C) avec un foie gras poêlé, un fromage bleu comme le Geai bleu ou un roquefort Papillon. Ce vin a remporté de nombreuses médailles d’or en 2008, dont une aux Sélections mondiales. Son palmarès est des plus impressionnants et le place dans les acteurs d’importance sur le marché mondial des vins liquoreux. On le trouve à la Société des alcools du Québec. Info : 450-295-2763 et www.orpailleur.ca

Vins Blancs

Canada, Québec, Dunham
L’Orpailleur 2007
Vignoble de l’Orpailleur
+704221 – 13.75 $
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Un joli vin du Québec aux odeurs de fleurs blanches, de pomme et d’agrumes, soutenues par une note minérale très agréable que l’on retrouve en bouche. C’est alors une très belle acidité, presque mordante, verticale, qui s’égaye d’un  beau fruité. Le servir frais (8°C) en dégustant une salade de homard, des huîtres sur écailles ou un bouquet de crevettes sauce mayonnaise. Ce vin a déjà remporté de nombreuses médailles dans différents concours importants. (TD)

Meilleur choix 2009
Canada, Québec
L’Orpailleur blanc élevé en fût de chêne 2007
Vignoble de l’Orpailleur
(D) – 16 $

Ce vin n’est pas vendu à la SAQ et c’est bien dommage. Au nez, il est assez léger, et ne demande qu’à s’ouvrir sur des notes déjà présentes de fleurs, de zeste de pamplemousse, de pomme verte et de vanille et sur un léger boisé. Très belle expression en bouche, ample, moelleux, équilibré et long avec une finale épicée. Un vin très agréable ! Servi frais (8°C), il sera parfait pour un homard au court-bouillon, un avocat aux crevettes ou une terrine de foies de volaille. (TD)

Vins mousseux et champagnes

Canada, Québec, Dunham
L’Orpailleur Brut de Brut
L’Orpailleur
(D) – 26$

Élaboré exclusivement avec le cépage seyval blanc, ce mousseux québécois aime à séduire. C’est chose facile, grâce à ses bulles fines et nombreuses, ses odeurs délicates de fleur de pommier, de miel et de brioche au beurre, le tout souligné d’un trait minéral. Frais, fruité et équilibré en bouche, il ne manque vraiment pas de charme. Le servir frais (8°C) à l’apéro, en mangeant une sole meunière ou encore un saumon sauce hollandaise. (TD)