Les 100 meilleurs Vins à moins de 25$
Une sélection essentielle disponible toute l’année à la SAQ
Guide Aubry 2009
Éditions Transcontinental
Pages 124-125
Les Rosés
Le rosé a le vent dans les voiles, pour ne pas dire dans la robe, qui s’affiche d’ailleurs dans les tonalités les plus aguichantes. Je me demande même si on n’invente pas d’autres nuances de rose pour séduire encore plus une clientèle mondiale friande de ce vin blanc qui n’est jamais tout à fait rouge et de ce vin rouge qui pâlit d’envie de redevenir tout à fait blanc.
Il y a évidemment tout en matière de vins rosé. Des cancres et des sérieux, des prétentieux et des racoleurs, des bijoux de fraîcheur et d’équilibre, et des usés par la vie et des mal vinifié. Y a-t-il une saison du rosé ? Je dirai qu’il y a des rosés pour les quatre saisons. Certains plus légers, d’autres plus vineux, chacun colle à l’ambiance du moment. Ce serait dommage de se priver de sa jolie couleur, surtout lorsque les mois sombres de l’hiver devraient au contraire nous mettre du rose aux joues.
Beaucoup de rosés sont commercialisés au Québec. Certain disparaissent, hélas, plus rapidement que d’autres, comme ces Carpineto, Vin Gris de Cigare et autres Castello di Ama importés en quantité limités, tandis que d’autres se dégustent encore, comme ces clairets bordelais dont il reste des 2006 achetés l’an passé et qui n’ont rien perdu de leur jeunesse. Enfin, d’autres sont à oublier, car ils n’ont rien de rosé que le nom…
Vous remarquerez, à la suite de cette introduction, le portrait d’un certain Léon Courville. En plus d’être sympathique, l’homme fait du vin au… Québec. Ce qui ne le rend pas moins sympathique pour autant, surtout que sa production, en blanc comme en rouge (voir chapitre « Top 10 Vins du Québec », mérite le détour. Deux rosés sont en production : ils valent bon nombre de rosés d’importation, quel que soit le pays, vendu à la SAQ au même prix. Pourquoi les bouder ? C’est vous que vous punirez ! Mon truc : pour ma consommation estivale, je passe ma commande au Domaine Les Bromes au printemps (j’ai un faible pour le rosé d’entrée de gamme à 13,50$), et le tout est livré chez moi
L’homme n’est pas le seul, puisque d’autres domaines en vinifient aux quatre coins de la Belle Province. Et pas de la piquette. Le rosé Gabrielle du Vignoble de la Rivière du Chêne, le Champs de Florence du Domaine du Ridge, le St-Pierre du Vignoble Isle de Bacchus ou encore le Rosé de l’Orpailleur, pour n’en nommer que quelques-uns, disparaissent tous comme des petits pains chauds. Vous ne le saviez pas ? Vous le savez maintenant !
Voici ma sélection des meilleurs rosés 2009. Certains étaient présents dans les trois dernières éditions de ce guide. C’est leur faute : ils brillent au-dessus de la mêlée !
Guide Aubry 2009
Éditions Transcontinental
Vin de glace 2006, Vignoble de l’Orpailleur
www.orpailleur.ca
10220269 – Québec / Cantons-de-l’Est, Dunham
Cépage : Vidal
32,00 $ les 200 ml
Pages 36
Parfaitement balancé : telle est la pierre angulaire de ce nectar savoureux sur tous les plans. La robe se compare à celle d’un sirop d’érable de catégorie extra clair. Les arômes fins et précis jouent dans les tonalités exotiques de fruits jaunes, avec une touche de cire d’abeille. La bouche se déploie avec une acidité princière qui porte à bout de bras un fruité brillant, éclatant. Sa longue finale fond doucement, comme les meilleures pâtes de fruits. Jamais le souvenir de l’hiver n’a été aussi délicieux !