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Les origines de la viticulture au Québec

(Source :Vignes et vin au Canada de M. Masson)


1535
La première mention de la vigne au Canada remonte à Jacques Cartier qui découvrit des vignes sauvages dans une île en aval de Québec. Comme il se devait, il l'appela l'île de Bacchus, nom changé plus tard pour celui d'île d'Orléans.

1636
On retrouve de nombreuses références sur la vigne dans la correspondance des Jésuites. Par exemple, on cite ainsi le Père Lejeune : "Il y a quelques endroits forces lambruches chargées de raisins; quelques-uns en ont fait du vin par curiosité...", Ainsi, seul le manque de vin de messe en provenance de France obligeait les Jésuites à avoir recours aux vignes sauvages. D'après ces sources, on estime qu'il existait comme aujourd'hui, des vignes sauvages dans toute la Nouvelle-France, appartenant probablement à l'espèce vitis riparia.

 



Entre 1870 et 1880
Il y eut un essor de la viticulture québécoise provenant, d'une part de l'espoir de sélectionner parmi les nouveaux hybrides nord-américains des cépages adaptés au climat du Québec, et d'autre part, à cause du succès des vignobles de la péninsule du Niagara. La superficie du vignoble québécois alors est de 100 acres. Après quelques années, les vinifera ne purent survivre et l’on a pu identifier les hybrides plus rustiques (Champion, Hartford, Prolific, Delaware, Clinton, Concord, Dutchess).


1890
La viticulture québécoise entra en hibernation. Les vignobles existants furent décimés par le froid et les maladies.


1935
On estimait le vignoble québécois à cinq acres.


À partir de 1947
Jo Vandal, agronome et professeur de génétique à la faculté des Sciences de l'Université Laval, commença à sélectionner les variétés de France, des États-Unis et du Canada pour en étudier la rusticité et faire des croisements. Parmi les variétés qu'il recommandait dans les années 1970, citons Minnesota 78, Maréchal Foch, Léon Millot, Eona...


1970
Michel Croix entreprit une étude sur la possibilité d'une viticulture commerciale dans le sud du Québec. Divers moyens furent utilisés pour protéger les vignes contre le froid. Mais ces tentatives se soldèrent par un échec.





Photo : Johanne Ratté